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bien, donc suite de mes aventures :

Me voilà perdue au milieu d'une foule de touristes descendant de l'avion, prenant d'assaut le couloir et arrivant (en bouchonnant) non loin du sempiternel "contrôle passeport", pendant qu'une voix clame "Pouchkine, Saläun"

J'insiste "personne ne voyage avec les Visiteurs, pour les splendeurs de l'Ouzbékistan ?" Je commence à me sentir bien seule ...

Finalement quelques voix, dont l'une dotée d'un fort bel accent belge m'informe que Pouchkine, Saläun ou les Visiteurs, c'est la même chose et que route de la soie ou splendeurs de etc ... c'est pareil ! Ouf !!! Je respire !

Allez hop ! les touristes : on remplit les fiches mises à disposition ... 2 exemplaires ! euh ??? c'est écrit en "pas français, pas anglais mais en Ouzbèke"

Accoudés à l'espèce de borne où l'on trouve ces formulaires, par groupes de 3/4 on remplit les machins bidules, heureusement quelques exemplaires en anglais traînent et permettent de comprendre quoi mettre où. Comme au bon vieux temps scolaire, cancresse que j'étais, je pompe sur les collègues. Faut aussi leur dire à combien et en quelles devises se monte notre fortune, ainsi que si on a des appareils photos, ordis, tablettes, etc et leurs valeurs.

Ayé, formulaires remplis, on en garde un, dûment tamponné et signé par un gabelou, on en donne un, au retour ils pourront comparer voir si on repart avec plus de sous qu'on n'en avait à l'entrée ...

 

La guide, NOTRE guide, Tatiana, dite Tania, nous accueille souriante.

 

Petite, rondelette, de partout, depuis son nez en bouton de bottine jusqu'à sa silhouette en passant par ses gestes tout en rondeurs.

Elle est brune, 2 petites tresses riquiquis ramenées dans une pince croco façon chignon ébouriffé, une frange au dessus de ses yeux légèrement bridés et pétillants, elle parle avec ses mains, ses bras, son corps, elle s'incline vers l'avant se penche sur les côtés tandis que ses bras s'écartent et soulignent ses propos. Son français est excellent, sont accent pas trop fort et ses RRR gutturaux.

 

On traverse le hall, vaguement inspiré de l'architecture russe avec toute sa "gaieté", pas de boutiques, le hall parait restreint et bien peu en accord avec un aéroport desservant une capitale (Tachkent). La façade Hyper moderne pourrait être de n'importe quelle nationalité.

 

 

La doc reçue avant le départ me faisait craindre le pire concernant les bus ... celui ci est en excellent état. Bagages enfournés dans les entrailles de la bête, ma petite valise rouge se retrouve coincée tout au fond.

Installés dans les sièges, un brin groggys, plus de 24 h qu'on est debouts, le bus se met en route.

Les alentours sont peu typiques, je pourrais me trouver un peu n'importe où dans le monde.

Direction la ville. A la volée je vois que l'on passe devant le siège Chevrolet, puis devant certains bâtiments extrêmement modernes.

Très vite je vais me rendre compte qu'il y a beaucoup de verdure, arbres, bordures de trottoirs, parcs ... Par contre .. centre ville ? Ah non, pas de centre ville tel que nous le concevons. Il y a des bâtiments officiels, bureaucratiques, des monuments religieux, des musées ou autres, des demeures, des ambassades ... mais point de vieux quartier, pas de boutiques ... bizarre bizarre.

Ouzbékistan 02 : Tashkent la découverte d'un autre monde
Ouzbékistan 02 : Tashkent la découverte d'un autre monde
Ouzbékistan 02 : Tashkent la découverte d'un autre monde
Ouzbékistan 02 : Tashkent la découverte d'un autre monde

Certains édifices sont directement hérités de l'époque russe, d'autres bien plus modernes.

6 heures du matin (soit 3 h heure française, et suis levée depuis la veille 6h), ou à peu près arrivés à l’hôtel, 2 heures plus ou moins pour se reposer un brin, faire un peu de toilette, grignoter un brin et repartir faire un tour de ville.

L'hôtel "le City Palace" est impressionnant dès l'entrée, luxueux, à la façon d'il y a quelques décennies, mélangé au modernisme d'aujourd'hui : écrans plats, ascenseur tube sur la façade.

à la réception nous devrons laisser nos passeports afin que l'hôtel nous établisse un petit papier certifiant que nous avons bien séjourné là de telle à telle date, et ce sera pareil pour chaque hôtel. Ces papiers sont à conserver soigneusement, ils peuvent nous être réclamés lors de notre sortie du pays. ... Paperasse paperasse ... l'esprit russe règne encore ici.

Chambre assez grande pour que je m'y sente un peu isolée ...

ça change de ma première nuit à Athènes l'an dernier, si vous vous souvenez de mon cagibi

Par la fenêtre on voit la ville ... en travaux. Le pays entier est en travaux, les routes, les trottoirs, les maisons ... Ainsi que l'affirme la devise nationale : "L'Ouzbékistan est un grand pays en devenir".

Direction le marché.

 

Entretemps les explications de Tania éclaircissent certains points  :

Les espaces verts : L'Ouzbékistan est un pays de steppe auquel l'Amou Daria et le Syr Daria donnent vie, comme le Nil crée l'Egypte. Les villes sont des oasis, aussi grandes soient-elles et tous les espaces verts ont été créés pour donner un peu de fraîcheur (fraîcheur ??? nous n'avons pas le même sens des valeurs, dis je en rôtissant). Bientôt nous reviendrons sur l'Amour Daria et sa triste fin.

L'état des routes : si de l'aéroport au "centre ville" nous avons bénéficié d'une route façon velours, dès que nous avons plongé (à peine à 20 m de l'embranchement), vers des quartiers où ne passeront pas les officiels en visite pour la prochaine réunion, la route se transforme : décaissée, trouée de nids non de poule ni d'autruche, mais bien de dinosaure, trottoirs eventrés ou en réfection, encombrés de planches, de tas de briques, de matériel, aussi rudimentaire que poussiéreux.

Les magasins : se trouvent en périphérie ou bien dans les bazars, ou un peu par ci par là (les épiceries, tabacs etc) dans les rues de certains quartiers.

Le marché où nous nous rendons est un marché surtout alimentaire, mis aux normes sanitaires et hygiéniques. Il va perdre beaucoup de son charme forcément.

Ces femmes et plus rarement ces hommes qui balayent un peu partout : De la steppe vient le vent appportant le sable, les rues seraient vite des allées sablonneuses, les bâtiments anciens sont recouverts d'un pisé qui s'effrite et fait de la poussière aussi ... donc, si il n'y a pas plein emploi, du moins y a-t-il des armées de balayeuses.

Quelques photos prises en route

Le bas des arbres est badigeonné (de chaux je pense) pour lutter contre les insectes.

un minaret perdu au milieu des habitations

Le bus s'arrêtera là, un musée de .. euh ? j'ai oublié

Les arrêts des bus sont surveillés : pas n'importe où (même là où il y aurait de la place), pas longtemps ... des policiers (dits concombres à cause de leur couleur, et que l'on ne doit pas photographier non plus) nous surveillent attentivement.

On marche (ou on repte, je ne sais plus, faut dire que ça commence à cogner et mon APN apprécie moyen, d'où la qualité des photos, faudra que je songe à le mettre à l'ombre à chaque fois que possible ! le pauvre il en aura des déboires : un grain de sable dans l'objectif, il va coincer, puis il va tellement chauffer par la suite qu'il se mettra en sécurité ... bref ...)

Quelques balayeurs surveillant leurs balais ... on ne sait jamais des fois qu'ils décolleraient (les balais pas les balayeurs) :

le marché vu au travers des grilles

quelques boutiques avant de rentrer dans la partie couverte

les landaus récupérés façon étal ambulant

ainsi qu'une brouette, pour vendre le pain

une mamy qui voulait être photographiée

il n'est pas rare que des Ouzbèkes insistent pour se faire photographier par leurs amis en compagnie de touristes, nous leur sommes aussi "photographiables" que leurs monuments le sont pour nous.

On trouve des Ouzbèkes en habit traditionnel, ou modernes, longs ou courts, européens ou non, souvent souriants, engageants et amicaux.

le pain fabriqué dans l'atelier façon coopérative

le dit atelier, et à droite Tania, notre guide

l'état des fours et des branchements du gaz ... légèrement préoccupants

 

et là ... je me rends compte que l'article est déjà super long, que ça fait un bout de temps que je suis dessus et que je vais prendre des vacances jusqu'à ... quand ?? on verra bien

à bientôt en tout cas, si vous n'en avez pas assez de me lire

Tag(s) : #Ouzbékistan, #visites - promenades - découvertes

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